Chères sœurs,
Je suis ravie de partager avec vous aujourd’hui des pensées sur la parasha de cette semaine, Miketz. Miketz commence par une histoire familière, celle de Joseph, qui interprète les rêves du Pharaon et se retrouve promu au rang de gouverneur de l’Égypte.
La première leçon que nous tirons de Joseph est la force de la foi. Même lorsqu’il était en prison, il ne perdait pas espoir et gardait confiance en Achem. Comme Joseph, nous sommes toutes capables de trouver la lumière même dans les moments les plus sombres. Que ce soit une maladie, une rupture, une perte d’emploi, nous avons tous nos propres « prisons ». Pourtant, comme Joseph, nous pouvons garder la foi. A chaque fois que je traverse un moment difficile, je me rappelle de Joseph et j’essaie de voir la lumière au bout du tunnel.
Le Rabbi de Loubavitch nous a enseigné que tout ce qui est raconté dans la Torah a une signification pour notre vie quotidienne. Alors, comment l’histoire de Joseph peut-elle être pertinente pour nous, les femmes juives du 21e siècle ?
Joseph a été choisi par le Pharaon pour sa sagesse et son intelligence. Le Pharaon a vu en lui une qualité qui était rare : la capacité à interpréter les rêves. De même, nous, les femmes juives, avons été dotées par Achem de dons uniques. Nous avons le pouvoir de changer notre environnement, de transformer notre maison en un lieu de Torah et de Hassidout. Nous avons la capacité de donner la vie et de nourrir nos enfants, physiquement et spirituellement. Nous avons la responsabilité d’inculquer à nos enfants l’amour d’Achem, de la Torah et du peuple juif. Et nous avons le potentiel d’influencer notre communauté et le monde entier avec notre bonté et nos bonnes actions.
Il y a une autre leçon à tirer de la parasha Miketz. Joseph a pardonné à ses frères, malgré tout le mal qu’ils lui avaient fait. Le pardon est une valeur fondamentale dans le judaïsme. Nous avons tous été blessés ou déçus par quelqu’un à un moment donné. Cependant, nous devons apprendre à pardonner, non pas parce que la personne qui nous a blessés le mérite, mais parce que nous méritons la paix. Le pardon nous libère de la colère et du ressentiment et nous permet de vivre une vie plus heureuse et plus saine.
Enfin, la parasha Miketz nous rappelle l’importance de la tsedaka (charité). Joseph a rassemblé de la nourriture pendant les années de prospérité pour la distribuer pendant les années de famine. De même, nous devons partager les bénédictions que Achem nous a données avec ceux qui sont moins fortunés. La tsedaka est une mitsva (commandement) particulièrement importante pour nous, les femmes juives. Elle nous rappelle que nous avons le pouvoir d’apporter la guéoula (rédemption) finale.
Mes chères sœurs, je vous encourage à appliquer ces leçons dans votre vie quotidienne. Gardez la foi, même dans les moments difficiles. Utilisez vos dons uniques pour faire du bien. Pardonnez à ceux qui vous ont blessés. Et partagez vos bénédictions avec ceux qui en ont besoin. En faisant cela, nous pourrons non seulement améliorer notre propre vie, mais aussi inspirer ceux qui nous entourent.
Que Achem vous bénisse et vous protège. Que nous méritons de voir la venue de Moshiach très bientôt, amen.
