Chères sœurs,
Je suis ravie de partager avec vous quelques pensées sur la Parashat Miketz. Dans cette parasha, nous rencontrons un Joseph qui, depuis les profondeurs de la prison, est élevé à la seconde place dans le royaume de Pharaon.
Il est intéressant de noter que le mot Miketz signifie « à la fin ». Les histoires de notre Torah ne sont pas des contes du passé, elles sont des leçons vivantes pour notre présent. Ainsi, lorsque nous lisons « Miketz », « à la fin », nous devons nous rappeler que chaque fin est vraiment un nouveau commencement.
Cela me rappelle une anecdote de ma grand-mère. Elle avait l’habitude de dire que lorsque vous arrivez à la fin d’une pelote de laine, cela signifie simplement que vous êtes prête à commencer un nouveau tricot. De même, chaque fin dans notre vie, aussi difficile soit-elle, est une opportunité pour un nouveau commencement, une nouvelle croissance.
Le Rabbi de Loubavitch nous enseigne que tout ce qui nous arrive est pour le bien. Même si nous ne le voyons pas immédiatement, même si nous sommes confuses et déconcertées, comme Joseph dans la prison, il y a une fin, un Miketz, où tout devient clair.
N’oublions pas que Joseph est resté fidèle à Achem même dans les moments les plus sombres. Il a maintenu sa foi, sa dignité et son intégrité, et a finalement été récompensé par un rôle élevé dans le royaume de Pharaon.
Quelle leçon importante pour nous toutes ! Dans nos vies, nous traversons parfois des périodes de confusion et de désespoir. Mais si nous restons fermes dans notre foi, si nous maintenons notre intégrité et notre confiance en Achem, nous verrons également notre « Miketz », notre fin qui est vraiment un nouveau commencement.
Et le rôle de la femme juive est central dans cette perspective. Nous sommes les gardiennes de la foi dans le foyer juif. A travers nos actions quotidiennes, la lumière des bougies de Chabbat, la préparation du pain challah, l’éducation de nos enfants, nous apportons la lumière d’Achem dans notre foyer.
Je me souviens d’un Chabbat, lorsque ma fille était petite. Elle a demandé : « Maman, pourquoi allumons-nous les bougies de Chabbat ? » J’ai répondu : « Nous apportons la lumière d’Achem dans notre maison. » Elle a réfléchi un instant, puis a dit : « Maman, je veux toujours être celle qui apporte la lumière dans notre maison. »
Et c’est vrai : chaque femme juive est une source de lumière. A travers notre foi, notre dévotion, nos bonnes actions, nous éclairons notre maison, notre communauté, et finalement le monde entier.
Alors, chères sœurs, alors que nous lisons la Parashat Miketz cette semaine, rappelons-nous que chaque fin est un nouveau commencement. Rappelons-nous que, comme Joseph, même dans les moments les plus sombres, si nous restons fidèles à Achem, nous verrons la lumière.
Et surtout, rappelons-nous que nous sommes les gardiennes de cette lumière. A travers nos actions quotidiennes, nous apportons la présence d’Achem dans notre maison, notre communauté et le monde.
Que nous puissions toutes être inspirées par la Parashat Miketz pour apporter plus de lumière dans le monde. Que nous puissions voir notre propre « Miketz », notre fin qui est vraiment un nouveau commencement.
Achem vous bénisse toutes.
