Chères sœurs,
Cette semaine, nous lisons la Parasha Vayigash, une histoire pleine d’émotion et de réconciliation. Elle nous rappelle que même dans les moments les plus difficiles, des miracles peuvent survenir, et que nous avons toujours une opportunité pour la réparation et le retour à notre source spirituelle.
Dans cette Parasha, nous voyons comment Yehouda, le frère de Yossef, fait preuve d’un courage immense. Il plaide pour la liberté de Binyamin, prêt à sacrifier sa propre vie pour sauver son frère. Yehouda nous enseigne que même au milieu de l’adversité, nous devons avoir le courage de défendre ce qui est juste et de protéger ceux qui nous sont chers.
Cela m’a rappelé une histoire qui m’a été racontée par ma grand-mère, une femme d’une grande sagesse et d’une grande foi. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu’elle vivait dans un ghetto en Pologne, elle aurait pu choisir de sauver sa propre vie en abandonnant sa famille. Au lieu de cela, elle a choisi de rester avec eux, risquant sa vie chaque jour pour leur apporter un peu de nourriture et de réconfort. Comme Yehouda, elle a choisi l’amour et le sacrifice. Et c’est cette force et ce courage qui ont permis à notre famille de survivre et de prospérer aujourd’hui.
Dans la Parasha de cette semaine, nous apprenons aussi que rien n’est caché pour Achem. Yossef, le frère perdu, est en fait le vice-roi d’Egypte, le sauveur de sa famille et de toute la région pendant la famine. Tout comme Yossef, nous pouvons parfois nous sentir perdus, éloignés de notre source spirituelle, mais Achem est toujours là, guidant notre chemin. Même dans les moments sombres, nous sommes toujours connectés à Achem.
Le Rabbi de Loubavitch nous enseigne que chaque femme est comme la bougie de Chabbat, qui apporte la lumière et la chaleur dans son foyer et sa communauté. Tout comme la flamme d’une bougie, notre foi et notre amour pour Achem peuvent illuminer les ténèbres. Et tout comme la flamme est toujours connectée à sa source, nous sommes toujours connectées à Achem, même lorsque nous ne le sentons pas.
C’est un message particulièrement important pour nous, les femmes juives. Nous avons un rôle unique à jouer dans le maintien de la foi et de la spiritualité dans nos foyers et nos communautés. Nous sommes les gardiennes de la tradition, et c’est à travers nos actions quotidiennes que nous transmettons notre héritage à nos enfants.
Alors, mes chères sœurs, je vous encourage à prendre le temps cette semaine de réfléchir à la Parasha Vayigash. Pensez à la force et au courage de Yehouda, à la foi inébranlable de Yossef, et à la lumière que vous pouvez apporter dans votre propre vie et dans celle des autres.
Que cette semaine soit une semaine de miracles, de connexion et de lumière pour nous tous. Que nous puissions toutes trouver la force de défendre ce qui est juste, la foi pour croire en Achem même dans les moments difficiles, et la lumière pour éclairer notre chemin et celui des autres.
Avec tout mon amour,
Votre sœur en Torah.
