Chères amies,
Je suis ravie de partager avec vous aujourd’hui des réflexions sur la Parashat Vayechi. Cette parasha, qui marque la fin du livre de la Genèse, est remplie de leçons précieuses que nous pouvons appliquer à notre vie quotidienne en tant que femmes juives.
La parasha s’ouvre sur Jacob, qui vit ses derniers jours. Il rassemble ses fils pour leur délivrer ses bénédictions finales. Chaque bénédiction est unique, reflétant la personnalité et le potentiel de chacun de ses fils.
C’est une leçon pour nous, en tant que mères, grand-mères, tantes, ou même enseignantes : chacun de nos enfants a un rôle unique à jouer dans le monde. Notre travail est de les aider à découvrir et à réaliser ce potentiel. Comme mes propres parents qui m’ont encouragée, malgré mes nombreuses imperfections, à embrasser ma passion pour l’enseignement de la Torah.
La Parasha Vayechi est également riche en enseignements sur le pouvoir de la bénédiction. Jacob bénit non seulement ses fils, mais aussi ses petits-fils, Ephraïm et Manassé. Il leur donne une bénédiction que nous répétons encore aujourd’hui chaque vendredi soir : « Que Achem te fasse comme Ephraïm et comme Manassé ». Pourquoi cette bénédiction? Parce qu’Ephraïm et Manassé ont grandi en Égypte, entourés d’immoralité et d’idolâtrie. Pourtant, ils sont restés fidèles à la foi et aux valeurs de leurs ancêtres. Ils sont devenus un symbole de résilience juive face à l’adversité.
C’est là que nous, en tant que femmes juives, nous brillons vraiment. Nous sommes les gardiennes de la foi, les porteuses de la lumière de la Torah dans nos foyers et nos communautés. Peu importe les défis que nous rencontrons, nous avons la capacité de rester fortes, de transmettre les valeurs juives à nos enfants et de faire briller la lumière de la Torah dans le monde.
Le Rabbi de Loubavitch enseignait que chaque juif est une lampe, et que notre travail est d’allumer cette lampe. En tant que femmes, notre rôle est d’être les piliers de nos foyers, de nos communautés, de garder la flamme de la foi juive vivante.
La parasha Vayechi nous rappelle également le pouvoir de la parole. Les paroles de Jacob à ses fils ont eu un impact sur eux, les ont guidés et fortifiés. Nos paroles, aussi, ont un pouvoir incroyable. Nous pouvons utiliser nos paroles pour bénir, encourager, inspirer. Nous pouvons utiliser nos paroles pour apporter la paix dans nos maisons, pour apaiser les conflits, pour encourager l’apprentissage et la croissance.
Enfin, la parasha Vayechi se termine sur une note d’espoir. Jacob fait promettre à ses fils qu’ils emmèneront ses restes en Israël. C’est une promesse d’un futur retour à la Terre Promise, une promesse de la future rédemption.
C’est un rappel pour nous que, même dans les moments les plus sombres, il y a toujours l’espoir de la lumière à venir. Et c’est nous, les femmes juives, qui portons cette lumière. C’est à nous d’apporter l’espoir, la foi et l’amour de la Torah dans nos foyers et nos communautés.
Alors que nous étudions cette parasha, je vous encourage à réfléchir à la manière dont vous pouvez apporter ces leçons dans votre vie, comment vous pouvez utiliser votre parole pour bénir, comment vous pouvez éclairer votre propre lampe et celles des autres autour de vous.
Que l’étude de la Parasha Vayechi nous apporte l’inspiration et la force nécessaires pour vivre notre foi juive avec fierté et conviction, et pour apporter la lumière de la Torah dans nos foyers, nos communautés et le monde entier.
Shabbat Shalom.
