Chères sœurs,
Je suis ravie de partager avec vous la lumière et les enseignements de la Parasha de cette semaine, Parashat Shemot, qui marque le début du deuxième livre de la Torah. C’est une parasha pleine de défis, de miracles et de leçons profondes. Comme toujours, la Torah nous parle non seulement de l’histoire de notre peuple, mais aussi de notre propre vie personnelle, de nos luttes, de nos espoirs et de nos rêves.
Shemot commence avec le récit de l’esclavage des Bnei Israël en Égypte. Pourtant, même dans les moments les plus sombres, nous voyons des étincelles de lumière. Une de ces étincelles est Yocheved, la mère de Moshe. Yocheved, avec sa foi inébranlable en Achem, défie le décret cruel du Pharaon et sauve son fils en le plaçant dans un panier sur le Nil.
Imaginez un instant le courage qu’il a fallu pour faire un tel acte. Il est facile de se sentir submergé par les défis et les difficultés de la vie. Parfois, nous pourrions nous sentir comme si nous étions nous-mêmes en Égypte, esclaves de nos peurs, de nos doutes, de nos traumas. Mais Yocheved nous rappelle que même dans les moments les plus sombres, nous avons le pouvoir de choisir la vie, de choisir l’espoir, de choisir la foi.
Le Rabbi de Loubavitch, dans ses enseignements sur cette parasha, souligne la force et le rôle crucial des femmes dans la rédemption d’Égypte. C’est grâce à Yocheved, à Miriam, à la sage-femme Shifra, et à de nombreuses autres femmes courageuses que nous avons été sauvés. Leur foi en Achem, leur courage et leur détermination ont changé le cours de l’histoire.
Ceci est une leçon importante pour toutes nous. Chaque femme juive a en elle cette étincelle divine, cette capacité à défier les ténèbres et à apporter la lumière. Chaque acte de bonté, chaque prière, chaque mot de Torah que nous apprenons et enseignons à nos enfants, chaque Shabbat que nous accueillons avec les bougies allumées, apporte plus de lumière dans le monde.
Dans le récit de Moshe rencontrant Achem dans le buisson ardent, nous trouvons une autre leçon profonde. Achem dit à Moshe : « Je suis le D.ieu de ton père, le D.ieu d’Abraham, le D.ieu d’Isaac et le D.ieu de Jacob ». Il ne dit pas « Je suis le D.ieu de Joseph ». Pourquoi ? Parce que Joseph est toujours vivant, dans chaque juif qui lutte, qui survit, qui garde la foi malgré les défis.
Chacune de nous a des moments de lutte. Des moments où nous nous sentons peut-être perdus, seuls, déconnectés. Mais souvenez-vous de Joseph. Souvenez-vous que Achem est avec nous dans ces moments-là, tout comme Il était avec Joseph dans la prison de l’Égypte. Nous ne sommes jamais seuls. Achem est toujours avec nous, nous guidant, nous soutenant, nous aimant.
En fin de compte, Parashat Shemot est un récit de foi et de rédemption. C’est un rappel que même dans les moments les plus sombres, la lumière est toujours là, prête à briller. C’est un rappel que chaque femme juive est une héroïne, une porteuse de lumière, une bâtisseuse de la maison d’Israël.
Alors que nous entrons dans ce Shabbat, je vous invite à prendre un moment pour réfléchir à votre propre lumière. À la manière dont vous pouvez apporter plus de lumière dans votre vie, dans votre maison, dans votre communauté. Pensez à Yocheved, à Miriam, à Shifra. Pensez à leur courage, à leur foi, à leur lumière.
Que nous puissions toutes apporter plus de lumière dans le monde, et mériter ainsi la venue du Machia’h, très bientôt. Shabbat Shalom, mes chères sœurs.
