Chères sœurs,
C’est un plaisir de partager avec vous la lumière de la Torah à travers la parasha de cette semaine, Vaera.
La Parashat Vaera, la deuxième du livre de l’Exode, démarre avec Achem révélant son nom à Moshe. Il promet de libérer les enfants d’Israël de l’esclavage en Égypte et de les amener dans la terre promise. Cette promesse est suivie par les sept premières des dix plaies qui frappent l’Égypte. Chaque plaie démontre la suprématie d’Achem et son amour indéfectible pour son peuple.
En tant que femmes, mères, épouses, sœurs, nous avons toutes vécu nos propres moments de doute, d’incertitude et parfois, de désespoir. Il y a des moments où nous nous sentons peut-être comme les enfants d’Israël en Égypte, opprimés et désespérés. Et pourtant, tout comme Achem a promis à Moshe, Il est toujours avec nous, prêt à nous libérer de notre propre esclavage, qu’il soit physique, émotionnel ou spirituel.
Le Rabbi de Loubavitch a toujours souligné le rôle crucial que jouent les femmes dans la vie juive. Nous sommes les gardiennes du foyer, les allumeuses de la ménorah, les éducatrices de la prochaine génération. Chaque plaie qui est tombée sur l’Égypte était une démonstration du pouvoir d’Achem, mais aussi une démonstration du pouvoir que nous, en tant que femmes, détenons.
Pour illustrer cela, je me souviens d’une histoire que ma grand-mère me racontait souvent. Ma bisaïeule, une femme dévouée à sa foi et à sa famille, a été confrontée à une épreuve écrasante lorsqu’elle a perdu son mari très jeune. Avec six enfants à élever seul, elle aurait pu sombrer dans le désespoir. Mais elle ne l’a pas fait. Elle s’est appuyée sur sa foi en Achem et a persisté, élevant ses enfants dans l’amour de la Torah et des mitzvot. Elle a transformé sa douleur en force, sa peine en espoir. Comme les femmes juives à travers les générations, elle a su transformer l’obscurité en lumière.
Chacune des plaies en Égypte a révélé une facette différente du pouvoir d’Achem. De la même manière, chaque épreuve à laquelle nous sommes confrontées, chaque défi que nous surmontons, révèle une nouvelle facette de notre propre force. Nous ne sommes pas définies par nos épreuves, mais par la manière dont nous les surmontons.
En tant que femmes juives, nous avons le pouvoir d’illuminer notre foyer et notre communauté avec la lumière de la Torah et des mitzvot. Nous avons le pouvoir d’éduquer la prochaine génération. Nous avons le pouvoir d’apporter la guérison et l’espoir. Nous avons le pouvoir de transformer notre propre « Égypte » en « Terre Promise ».
La parasha de cette semaine est un rappel de la promesse d’Achem à Moshe et à tous les enfants d’Israël. C’est un rappel que, peu importe l’obscurité de l’heure, la lumière de la libération est toujours à portée de main. C’est un rappel de notre propre pouvoir en tant que femmes juives.
Que nous soyons toutes bénies avec la force d’endurer, la foi de croire et la sagesse d’éclairer notre monde avec la lumière de la Torah.
