Chères sœurs,
Comme chaque semaine, nous nous retrouvons pour notre étude de la parasha hebdomadaire. Aujourd’hui, nous allons parler de Parashat Bo. Comme vous le savez peut-être, « Bo » signifie « viens ». Achem invite Moshe à venir chez Pharaon. Mais pourquoi Achem ne dit-il pas « va » ? Pourquoi « viens » ? C’est parce qu’Achem dit à Moshe qu’Il sera avec lui, à chaque étape du chemin. Cette simple idée est déjà très puissante. Elle nous rappelle que même dans nos moments les plus sombres, Achem est avec nous. Il ne nous abandonne jamais.
La Parashat Bo nous raconte les trois dernières plaies qui frappent l’Égypte : les sauterelles, les ténèbres et la mort des premiers-nés. Enfin, le moment tant attendu arrive : la libération du peuple juif. Après des années de souffrance et d’esclavage, le peuple juif est enfin libre. Mais la liberté ne vient pas sans responsabilité. Le peuple juif reçoit alors le premier commandement : sanctifier le nouveau mois, Rosh Chodesh. C’est un moment historique. Le peuple juif reçoit la capacité de sanctifier le temps.
Que pouvons-nous apprendre de cela ? Dans notre vie quotidienne, nous avons souvent l’impression que le temps nous échappe. Nous courons d’une tâche à l’autre, essayant de tout faire. Mais la Torah nous rappelle que nous avons le pouvoir de sanctifier le temps. Chaque moment est précieux et peut être utilisé pour faire le bien.
Le Rabbi de Loubavitch a souvent souligné l’importance du rôle de la femme juive dans la sanctification du temps. C’est nous qui allumons les bougies de Chabbat, qui apportons la lumière dans notre foyer. C’est nous qui élevons nos enfants, qui leur enseignons la Torah et les mitzvot. Et c’est nous qui pouvons transformer chaque instant de notre journée en un moment sacré, rempli de sens et de spiritualité.
Je me souviens d’une anecdote de ma grand-mère. Elle était une femme très occupée, toujours en train de s’occuper des autres. Mais chaque vendredi, elle prenait le temps de préparer le Chabbat. Elle pétrissait le pain, cuisinait les repas, nettoyait la maison. Et alors qu’elle faisait tout cela, elle chantait des chants de Chabbat. Pour elle, chaque moment était une opportunité de se connecter à Achem.
C’est un bel exemple pour nous. Nous pouvons sanctifier notre temps, peu importe ce que nous faisons. Que nous soyons au travail, à la maison, en train de faire les courses ou de préparer le dîner, chaque moment peut être un moment de connexion à Achem.
La parasha se termine par le commandement de porter les Téfilines et de poser la Mézouza. Encore une fois, ce sont des moyens concrets de sanctifier notre temps et notre espace. Chaque fois que nous posons la Mézouza, nous sommes rappelées que notre maison est un lieu sacré. Chaque fois que nous voyons les Téfilines de notre mari ou de notre fils, nous sommes rappelées que chaque jour est une opportunité de se connecter à Achem.
Chères sœurs, la Parashat Bo est un rappel puissant de notre responsabilité et de notre capacité à sanctifier le temps. Achem est avec nous à chaque étape du chemin. Et avec Sa guidance, nous pouvons transformer chaque moment de notre vie en un moment sacré.
Que cette étude de la Parasha nous élève, nous inspire et nous rapproche d’Achem. Que nous puissions toutes trouver la force et le courage de sanctifier notre temps et de remplir notre vie de lumière et de spiritualité.
Shabbat Shalom à toutes.
