Chères Dames,
J’aimerais partager avec vous aujourd’hui des pensées sur notre Parasha de la semaine, Beshalach. C’est une Parasha riche en miracles, en émotions et en leçons de vie.
Au cœur de Beshalach, nous voyons Moshe et le peuple juif faire face à la mer Rouge. Derrière eux, l’armée égyptienne avance, devant eux, une mer infranchissable. C’est un moment de peur, d’incertitude, mais aussi de foi inébranlable. C’est cette foi qui a permis à la mer de s’ouvrir, créant un chemin pour le peuple juif.
Dans nos vies, nous rencontrons aussi des « mers rouges », des situations insurmontables où nous sommes entourées par des obstacles et des défis. Comme nos ancêtres, nous avons le choix de céder à la peur ou d’avancer avec foi. La Parasha Beshalach nous rappelle que même dans les moments les plus difficiles, Achem est avec nous, prêt à ouvrir des chemins là où il semble n’y en avoir aucun.
Le Rabbi de Loubavitch, dans son infinie sagesse, a souligné que chaque femme juive est une « mère dans Israël ». Notre rôle n’est pas seulement de nourrir et d’éduquer nos enfants, mais aussi de nourrir et de renforcer la foi et l’esprit de notre foyer. En face de notre « mer Rouge », nous sommes appelées à faire preuve de courage et de foi, à être des exemples pour nos familles et nos communautés.
Je me souviens de ma grand-mère, une femme de foi inébranlable. Elle avait survécu à l’Holocauste, avait émigré dans un nouveau pays sans rien, avait élevé six enfants et avait toujours gardé le sourire. Elle avait traversé sa propre « mer Rouge », mais elle n’avait jamais cessé de croire en Achem. Sa force et sa foi ont été une inspiration pour moi et pour tous ceux qui l’ont connue.
Dans cette Parasha, nous voyons aussi le miracle de la manne, la nourriture céleste qui a nourri le peuple juif pendant leur voyage dans le désert. La manne a été donnée chaque jour, une portion à la fois, enseignant au peuple juif de faire confiance à Achem pour leurs besoins quotidiens.
Dans nos vies, nous aussi nous dépendons d’Achem pour nos besoins quotidiens. Que ce soit pour la santé, la nourriture, l’emploi ou le bien-être de nos familles, chaque jour est un nouveau don d’Achem. Comme le peuple juif dans le désert, nous sommes appelées à faire confiance à Achem, à reconnaître Sa bonté et Sa providence dans chaque moment de notre vie.
Enfin, la Parasha Beshalach se termine avec le commandement d’Achem de se souvenir d’Amalek, l’ennemi du peuple juif qui a attaqué sans provocation. Cette mémoire n’est pas une invitation à la haine, mais un rappel de rester vigilantes, de défendre notre foi et nos valeurs, et de lutter contre l’injustice et l’oppression.
En tant que femmes juives, nous avons un rôle essentiel à jouer dans la préservation de notre foi, de notre peuple et de nos valeurs. Nous sommes les gardiennes de la maison, les éducatrices de la prochaine génération, les porteuses de la lumière de la Torah.
Alors, chères dames, alors que nous lisons cette semaine la Parasha Beshalach, rappelons-nous que nous avons la force de traverser nos « mers rouges », que nous pouvons faire confiance à Achem pour nos besoins quotidiens, et que nous avons le pouvoir de lutter contre l’injustice et l’oppression. Puissions-nous toutes être inspirées par la foi et le courage de nos ancêtres et continuer à apporter la lumière de la Torah dans nos foyers et nos communautés.
Que Achem nous bénisse toutes avec la paix, la santé, la joie et l’abondance.
